Article paru le 27 mai 2008. Lu 469 fois.
Amine Lecomte Adanni, né à Reims le 26 avril 1990, fait partie de la nouvelle vague de lionceaux émergeant en Europe. Par son talent précoce, le jeune Franco-Marocain d’1m93 a su rapidement intégrer l’équipe-réserve du FC Sochaux-Montbéliard où à tout juste 18 ans, il s’est imposé comme candidat sérieux aux cages de la CFA doubiste. D’ailleurs, il a souvent été mis à contribution cette saison.
Dès sa première titularisation, Amine a su déployer toutes ses qualités : des réflexes et une corpulence impressionnants qui ont écoeuré plus d’un attaquant. Quelques mois auparavant, Amine menait ses coéquipiers à la victoire en coupe Gambardella (coupe de France des moins de 17 ans).
A un poste où la déficience structurelle handicape lourdement la sélection marocaine depuis près de deux décennies, les lions de l’Atlas pourraient bien tenir en Amine un futur patron de surface, lequel est résolu à défendre les couleurs chérifiennes, malgré l’alternative de l’équipe de France, pays de sa mère. Amine s’est confié à mountakhab.net.
Bonjour Amine. La saison 2007/2008 arrive à son terme, peux-tu nous faire un bilan de ta saison ?
Je suis plutôt satisfait de ma saison durant laquelle j’ai pu côtoyer des pros tel Omar Daf ou Lionel Mathis, en jouant pour la CFA malgré mon jeune âge. J’espère pouvoir y jouer davantage la saison prochaine. Je me contente pas de ce que j’ai pu faire jusqu’à présent. J’espère, je veux et je travaille pour faire encore mieux la saison prochaine incha’Allah.
La saison prochaine, resteras-tu à Sochaux ?
Oui, les dirigeants m’ont proposé une prolongation, nous sommes actuellement en phase de négociation.
Comptent-ils réellement sur toi la saison prochaine ?
Je l’espère. Vous savez, la confiance, cela ne se donne pas, ça se gagne.
T’attendais-tu à recevoir une convocation en sélection espoir du Maroc ?
Oui, car j’avais eu au préalable des contacts téléphoniques avec des dirigeants de la fédération marocaine.
Comment as-tu appris la nouvelle ? Qui t’a contacté ?
Tout simplement après un entraînement, le coach m’a appelé dans son bureau pour me remettre la convocation. C’est Fathi Jamal qui a pris contact avec moi par l’intermédiaire de Jaouad Boukhari.
Es-tu surpris de voir qu’on s’intéresse à toi aujourd’hui ?
Oui biensûr, il n’y a même pas deux ans, j’étais encore dans un club amateur ; je m’entraînais sur un terrain en terre battue pour jouer le dimanche matin. Cela prouve qu’il n’y a que le travail qui paye et j’en remercie Dieu. Quoi qu’il arrive, le travail est toujours récompensé !
Les dirigeants sochaliens ont souvent donné l’impression d’une certaine réticence vis-à -vis des internationaux marocains (Zaïri, Bounadi...). Ont-ils bien accepté ton choix ?
J’ai fait mon choix et je pense qu’ils l’accepteront et le respecteront.
Comment as-tu vécu ta première sélection ?
Malheureusement, je n’ai pas pu l’honorer à cause de mon passeport marocain que je devrais avoir d’ici peu incha’Allah.
Pourquoi avoir choisi la sélection marocaine ?
C’est mon cœur qui a parlé, et mon cœur est vert et rouge (sourire). J’aurais pu prétendre à l’équipe de France, mais je ne joue pas au football par intérêt : je joue au football par amour, et j’aime le Maroc.
Quelle relation entretiens-tu avec Hakim Bounadi ?
De très bonnes relations : il m’a beaucoup parlé de la sélection avec les espoirs, sur l’ambiance qui y règne. Il m’a donné une plus grande envie de rejoindre la sélection marocaine.
Déçu de ne pas faire les J.O. à Pékin ?
Bien sûr ! J’aurais aimé défendre les couleurs du Maroc dans ce genre de compétition.
Quels sont tes objectifs en sélection, et en club ?
Travailler encore et encore pour pouvoir m’imposer ici à Sochaux et incha’Allah prétendre à une place de titulaire chez les lions de latlas.
Mountakhab.net
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