Article paru le 26 novembre 2007. Lu 194 fois.
Foot - Coupe de la CAF - Victoire du CS Sfaxien
Deuxième succès continental pour la Tunisie, samedi. Après la Ligue africaine des champions remportée par l’Etoile du Sahel, le Club Sfaxien a inscrit son nom pour la deuxième fois sur la Coupe de la CAF devant les soudanais d’El Merrikh (1-0 en finale retour).
Radès, ce n’est pas M’hiri. Les supporters sfaxiens avaient raison de le souligner, avant le début de la rencontre contre El Merrikh, pour le compte de la finale retour de la finale de la CAF. Radès, c’est ce stade olympique de Tunis, qui a vu la saison passée, presque jour pour jour, Sfax échouer devant Al Ahly en finale de la Ligue des champions. M’hiri, c’est le ’’chaudron’’ et sa pelouse fétiche, où le club tunisien retrouve toutes les valeurs qui le métamorphosent et le poussent au succès. Là où il a remporté cette épreuve il y a neuf ans face à la Jeanne d’arc du Sénégal.
Devant un public déjà en fête grâce à l’avance acquise à Khartoum en finale aller (4-2), les hommes du suisse Michel Decastel sont restés sur leur garde durant tout le match et ont porté l’estocade à trois minutes de la fin par Hadj Messaoud sur coup franc. Dès l’entame, ils jouaient la prudence, certains que leurs adversaires se devaient d’attaquer pour combler leur retard. Ils subissaient une nette domination d’El-Merrikh, qui n’arrivait pas cependant à trouver la faille, et évoluait en contre. L’un d’eux a failli faire mouche. Le tir de Blaise Kouassi, le meilleur buteur de cette coupe de la CAF (auteur de trois buts à l’aller), percutait le poteau alors que le portier Bahaeddine était battu (35e).
Hadj Messaoud choisit de monter...
Les Soudanais, dopés par les dizaines de milliers de dollars offerts en cas de victoire, reprenaient l’initiative en seconde mi-temps. Ils continuaient leur pressing et acculaient les Sfaxiens dans leur zone défensive. Sur le banc, le nouvel entraîneur Youcef Mazda, qui avait promis un retour triomphal à Khartoum, consultait nerveusement son chronomètre devant le manque de réussite de ses deux attaquants Paolivro ou Ajab. Le retard accumulé au stade de Om-Dorman s’avérait, au fil des minutes, insurmontable.
A dix minutes de la fin, il était clair que la foi et le talent étaient du côté de Sfax. Devant la fatigue des joueurs soudanais, Michel Decastel effectuait deux changements : M’Belé cédait la place à Younès (71e) et El Khadir remplaçait Nafti (80e). Il encourageait son équipe à ne plus subir et à faire circuler le ballon plus rapidement vers le camp adverse. Le défenseur Hadj Messaoud n’attendait que ça. AB.LAHOUARI
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