Article paru le 22 février 2008. Lu 500 fois.
Jeudi, Jimmy Adjovi Bocco, Patrick Vieira, Saer Seck et Bernard Lama sont venus à l’Unesco, l’un des parrains de Diambars, faire état des progrès considérables enregistrés par leur association depuis que la première pierre avait été posée il y a déjà près de cinq ans, à Saly au Sénégal.
Diambars, c’est 15 hectares, quatre terrains dont deux en synthétique livrés courant mars et plus de 80 enfants âgé de 13 ans au moment de leur inscription qu ne se fait que sur des critères sportifs ; mais il s’agit d’avoir l’oeil sur l’âge véritable des futurs pensionnaires et si fraude est avérée ils s’en trouvent irrémédiablement exclus. Rappelons que tous les stagiaires suivent une formation de cinq ans gratuite et que 70 % de leur temps est occupé par le travail scolaire. Parfaitement encadrés par l’imaginatif Jean-Luc Muracciole, tête pensante du secteur études, les ados connaissent aujourd’hui 82 % de réussite au Brevet des écoles alors qu’ils étaient souvent analphabètes à leur arrivée. Là -dessus, le club de foot Diambars est en pleine expansion et 12 de ses « enfants » sont déjà sélectionnés Juniors dans l’équipe nationale du Sénégal. « On nous traitait de fous au début se souvient Lama mais du génie à la folie, la marge est souvent mince. »
Les fous, de plus en plus géniaux donc, envisagent à présent d’autres réalisations, en Afrique du Sud, en Tanzanie et en Guyane notamment, mais pas en dupliquant forcément ce qui a été réalisé au Sénégal. « Chaque pays a ses cultures, son approche dit Lama. Les infrastructures existent déjà en Afsud et on en va pas y faire la même chose qu’au Sénégal. » Bernard Lama et Jimmy Adjovi-Bocco devraient être du voyage présidentiel de Nicolas Sarkozy en Afrique du Sud du 26 au 28 février.
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