Article paru le 3 août 2008. Lu 1468 fois.
Les Africaines : Une quesÂtion qui brûle certainement de nombreuses lèvres à Abidjan : comment avez-Âvous rencontré et conquis Didier Drogba ?
Lala Diakité : En fait Didier a son oncle (Michel Goba, ndlr) qui a joué au football en Bretagne. Didier était avec lui, c’est comme ça que je l’ai rencontré. C’était dans le Morbihan, dans la ville de Vannes.
Les Africaines : Vous connaissiez déjà ?
Lala Diakité : Lui me connaissait déjà ... Je ne sais pas si je peux le dire comme ça, parce que c’est un peu privé quand même (elle rit)... Moi aussi je le connaissais déjà , par rapport à sa cousine qui est une copine à moi...
Les africaines : Vous vous souvenez du jour de votre première rencontre ?
Lala Diakité : Oui, on s’est rencontrés le 10 janvier 2000. Ça fait sept ans que nous sommes ensemble.
Les africaines : Vous avez combien d’enfants ?
Lala Diakité : Nous en avons trois.
Les africaines : Quel genre de père est-il ? A-t-il le temps pour s’occuper de l’éducation de ses enfants ?
Lala Diakité : Les gens vont peut-être dire que je le dis parce que c’est mon mari. Mais Didier s’occupe très bien de ses enfants. De toute sa famille d’ailleurs. II est surtout proche de notre fille. Et elle aussi, elle aime beaucoup son papa. Didier, c’est un vrai papa poule pour ses enfants.
Les africaines : Je suppose que vous allez me dire aussi que c’est un mari parfait...
Lala Diakité : (Elle éclate de rire cette fois) Hum ! (elle réfléchit un peu) Comment je vais le décrire ? Vous allez peut être trouver que je ne suis pas objective, mais pour moi, c’est le mari idéal. Je n’ai pas dit qu’il n’a pas de défaut. Comme tout le monde, il a ses défauts. Mais franchement, je n’ai rien de grave à lui reprocher.
Les africaines : Il y’a quelques mois, certains journaux ont dit que vous et Didier étiez partis à Bamako, vous marier...
Lala Diakité : Mais non ! Ce n’était pas du tout ça. Nous étions allés à Bamako en simple visite. Didier et moi, nous nous sommes mariés devant Dieu, il y a cinq ans déjà . Et pour moi le mariage religieux, c’est le plus important.
Les africaines : Vous n’êtes pas encore passés devant le maire ?
Lala Diakité : Non, pas encoÂre. Le mariage civil, chaque fois qu’on l’a programmé, il y a eu un empêchement. L’année dernière, par exemÂple, il y a eu la Coupe d’Afrique des nations (CAN), la Coupe du monde... Donc nous n’avons pas pu le faire. Mais ça ne va pas tarder, nous sommes dessus, nous nous préparons (elle rit).
Les africaines : Où aura-t-il lieu, ce mariage ?
Lala Diakité : Sûrement qu’on le fera en Europe. Mais on viendra aussi le célébrer ici, en Côte d’Ivoire, ainsi que dans mon pays au Mali, si Dieu le veut.
Les africaines : Vous êtes musulmane et lui est chréÂtien, or les familles musulÂmanes, en général, aiment voir leurs filles épouser des musulmans...
Lala Diakité : Non, la famille n’a rien dit. Je suis musulmaÂne, je suis malienne, mais je ne vais pas non plus le forcer à se convertir à l’Islam. Lui, il est catholique, ça va, ça marÂche. Je pratiqué ma religion, lui, pratique la sienne. On a trouvé l’équilibre. Je suis musulmane, certes, mais pas du genre « extrémiste ». L’essentiel, c’est que je prie, je fais le jeûne. J’essaie de ne pas faire du mal à mon proÂchain. Je me mets en pantalon quand je veux, j’ai épousé un catholique…
Les africaines : Autre chose. C’est quoi une journée ordinaire dans votre vie ?
Lala Diakité : Le matin, quand Didier se lève, c’est les entraînements. Quand il rentre, il s’allonge devant la télé, le temps de manger. II s’en dort un peu. Le soir, c’est encore les entraînements...
propos recueillis par les africaines
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