Article paru le 18 décembre 2007. Lu 3617 fois.
Le frère de l’ancien international sénégalais Salif Keïta tisse sa toile avec succès au Portugal. Les 11 buts inscrits l’année dernière et ses 9 réalisations de la saison dont cinq lors des deux derniers matches de Rio Aves ont fait de Ladji Keïta un attaquant très convoité au Portugal. Mais son club fixe la barre très haute : « C’est 500 millions de francs ou rien », confirme le buteur sénégalais en herbe.
Cinq buts en deux matches c’est un record pour vous ?
C’est vrai que ces derniers temps, ça marche fort pour moi. J’ai inscrit 9 buts dont 5 en coupe et 4 en championnat. En début de saison, je n’étais pas titulaire. J’étais en bras de fer avec les dirigeants de mon club et le coach avait décidé de me mettre sur le banc. Je ne jouais que des bouts de match. Je n’ai eu que cinq matches comme titulaire.
Qu’est-ce qui était à l’origine du bras de fer ?
Je voulais partir et des équipes s’étaient manifestées mais les dirigeants du club ne m’avaient rien dit. Chose que j’avais du mal à digérer et cela avait déclenché le bras de fer. Mais bon, nous sommes revenus à de meilleurs sentiments, j’ai joué les cinq dernières rencontres comme titulaire et j’ai marqué quatre buts. J’ai participé à des victoires décisives qui ont permis à l’équipe d’occuper la première place.
Votre chiffre d’affaires est estimé à combien ?
Il y a des clubs portugais qui s’intéressent à moi, mais pour le moment je ne peux pas partir. J’ai des propositions intéressantes, mais je suis confronté au refus catégorique de mon club. Les dirigeants ont fixé la barre très haute. C’est 500 millions de francs ou rien. Je pense que c’est trop. C’est une volonté manifeste du club de me retenir. Les clubs demandeurs comprennent qu’il me reste un an de contrat, et certains ont préféré attendre que de payer cette forte somme. L’année dernière je pouvais quitter. J’avais marqué 11 buts et les clubs étaient à l’affût. Actuellement avec le peu de matches joués, je suis le meilleur buteur du club. C’est clair, ils ne vont pas me laisser. On joue la montée et les dirigeants comptent beaucoup sur moi. Mais je n’ai pas envie de rester au Portugal.
Pouvez-vous retracer votre itinéraire ?
Je suis passé à Valence en D2, avant j’ai joué à la Jeanne d’Arc de Dakar pendant une année. J’ai décroché le titre de champion du Sénégal avec la Ja. C’est par la suite que je suis allé en France. J’ai été appelé aussi bien en équipe nationale cadet qu’en juniors et il ne me reste que l’équipe A. Mais le plus important pour moi c’est de continuer à bosser.
(Source L’Observateur)
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