Article paru le 16 novembre 2008. Lu 199 fois.
En onze minutes, l’OM a encaissé trois buts face à Lorient, samedi soir au stade Vélodrome. Dimanche, Steve Mandanda n’était pas complètement remis : « ce match a vraiment du mal à passer ».
Au moment où Steve Mandanda a pénétré dans la salle de presse de La Commanderie, dimanche matin, il n’a pas fallu très longtemps aux journalistes présents pour voir qu’il n’affichait pas la mine des grands jours. Au lendemain de la défaite olympienne face à Lorient, il ne mâche d’ailleurs pas ses mots. « C’est scandaleux de perdre de cette manière. Mener 2-0 et prendre trois buts en onze minutes, c’est une faute professionnelle pour nous. C’est grave de perdre comme ça. Certes, il y a des faits de jeu mais on menait 2-0 et on devait conserver ce score ».
Le gardien marseillais ne veut pas avancer des prétextes pour expliquer le match de samedi soir. Que ce soit la pelouse ou l’arbitrage, il ne veut pas en entendre parler. « C’est trop facile. A 3-0, avec le but de Mamadou Niang, c’est vrai, le match aurait été plié mais on avait quand même deux buts d’avance. On aurait du gérer. Alors, on peut parler de l’état du terrain et des décisions de l’arbitre mais ce serait trop facile de se cacher derrière tout ça ».
Erik Gerets qui a déjà revu plusieurs fois le match et qui ne cesse de l’analyser depuis samedi soir a pointé une faillite collective. Un argument qu’approuve le portier de l’OM.
« A 2-0, on a peut-être cru que le match était fini. Après, on a lâché mentalement mais on n’a pas le droit de faire ça. Je ne sais pas comment l’expliquer mais cela ne doit pas arriver ».
Pourtant durant le match, les Lorientais se sont procuré des occasions dangereuses qui auraient pu alerter les Olympiens sur les capacités des Merlus. C’est par exemple un simple faux-rebond qui a empêché Abriel de trouver le cadre après un joli mouvement collectif.
« On menait 2-0, répète Steve Mandanda, qu’on le sente bien ou pas, on doit fermer le jeu et ne pas perdre. Beaucoup de choses n’ont pas fonctionné samedi. On en a parlé dimanche matin et on en reparlera dans la semaine. On a mis le doigt sur ce qui n’a pas fonctionné. Le problème c’est que ce sont des choses qui arrivent trop souvent. Il faut être plus solide et avoir un état d’esprit différent pour tuer un match ou conserver un résultat »
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