Article paru le 24 novembre 2008. Lu 179 fois.
L’attaquant Mbaye Leye parle de son expérience sous les couleurs de Zulte Waregem (L1 belge). Suivi par plusieurs clubs français, l’international sénégalais revit après un passage « frustrant » à Amiens.
Mbaye Leye, on avait perdu votre trace depuis votre départ d’Amiens en juillet 2007. Comment vous êtes-vous retrouvé à Zulte Waregem ?
J’avais encore un an de contrat à Amiens, mais Ludovic Batelli, l’entraîneur de l’époque, ne comptait pas sur moi. J’étais obligé de partir pour retrouver du temps de jeu. C’est vraiment dommage car j’avais le sentiment de pouvoir faire quelque chose dans ce club. J’étais vraiment frustré, voire plus… Aujourd’hui, j’espère que mes prestations donnent des regrets à certains.
Quel est le niveau de cette équipe qui pointe actuellement à la onzième place de la Jupiler Pro League ?
Ce n’est pas une équipe du haut de tableau comme Anderlecht, Bruges et le Standard de Liège, mais ça me permet de m’illustrer. C’est une belle opportunité pour me relancer après mon expérience amiénoise. Le championnat belge est une belle vitrine.
N’avez-vous pas peur qu’on vous ait oublié ?
Aujourd’hui, j’ai prouvé ce dont j’étais capable. J’ai intégré la sélection sénégalaise. Je suis titulaire dans mon club. Je marque des buts (Ndlr : 21 buts inscrits en 41 matchs de championnat). J’ai passé un cap. Mais il ne faut pas s’en contenter. Je vois plus haut. Mon objectif est de rejoindre un championnat plus huppé. Mes dirigeants sont au courant. On a un accord. En attendant, je donne le maximum.
« Saint-Etienne, Sochaux et Valenciennes mais… »
Plusieurs clubs français se pencheraient sur votre cas. Qu’en est-il ?
On m’a parlé de clubs comme Saint-Etienne, Sochaux et Valenciennes mais les pistes les plus concrètes se situent davantage en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas. Je ne suis pas contre un retour en France, mais c’est plus compliqué…
C’est-à -dire ?
En France, les clubs recherchent davantage des noms. Ça ne me pose pas de problèmes, il y a d’autres destinations intéressantes. Je suis ouvert à toutes les propositions mais il faudra mettre les moyens. Mon club ne me lâchera pas aussi facilement.
Portsmouth aurait également un œil sur vos prestations dans le cadre du partenariat entre vos deux clubs, non ?
C’est exact. C’est bon signe. On commence à reconnaitre ma valeur. Mais je ne m’enflamme pas. J’attends que des offres concrètes arrivent sur le bureau des dirigeants.
Pouvez-vous nous dire un mot sur votre coéquipier Andrea Mbuyi-Mutombo qui intéresserait plusieurs équipes françaises ?
C’est un jeune qui vient de Portsmouth. Il commence à découvrir le championnat. Et pour l’instant, ça se passe très bien pour lui. Il n’a pas encore trop de temps de jeu, mais ça lui suffit pour se mettre en valeur. Il est impressionnant. Je ne suis pas étonné que des clubs soient déjà sur lui.
foot365
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